https://iclfi.org/pubs/ro/2026-colsbleus2
Tout le mouvement syndical aura les yeux rivés sur les Cols bleus de Montréal durant leur grève du 22 au 28 septembre. Et pas juste au Québec : des appuis sont venus de partout dans le monde, comme le dit le président du 301 Nicolas De Ciccio, « car notre lutte contre l’inflation et l’appauvrissement touchent les salarié.e.s de tous les pays. » « On ne recommandera pas une entente appauvrissant nos membres. Présents aux quatre points cardinaux de la Ville, les cols bleus sont de véritables piliers pour les services municipaux de Montréal et ils répondent présent ! » (scfp.qc.ca, 15 septembre).
Bien dit ! Malheureusement, la stratégie syndicale de grèves de 24 heures par arrondissement qui se plient aux « services essentiels » du TAT n’est pas adéquate. Les moitiés de grèves, les grèves rotatives, ça ne gagne jamais — demandez à la STM, aux syndiqués du dernier Front commun, etc., etc.
Les syndicats subissent défaite après défaite depuis des années en suivant toutes ces petites règles et en acceptant tous ces obstacles mis en place par les gouvernements et leur code du travail. Et l’argument que des grèves partielles « minimisent les pertes de revenus » ne tient pas. Une grève perdante sera beaucoup plus coûteuse, et pour beaucoup plus longtemps : ce sera une perte de pouvoir pour les Cols bleus et pour tous les autres syndicats du Québec. Ça suffit ! On doit en gagner une !
Même une poignée de militants Cols bleus qui refusent de se plier à cette stratégie pourrait faire la différence. Et, oui, il y aura un tollé dans les médias et dans « l’opinion publique ». Mais les intérêts des Cols bleus et de la population travailleuse et les démunis de Montréal ne sont pas contre-posés, mais se rejoignent.
- Cols bleus : soyez l’avant-garde, vous pouvez faire la différence !
- Le Québec a besoin de votre victoire — vous laissez pas endormir!
- Tous les arrondissements devraient faire la grève tous les jours !
- Organisez vos collègues pour qu’ils refusent de rentrer une fois sortis !
- Au diable le TAT ! Seuls les syndiqués savent ce qui est essentiel ou non.
- Pour une grève solide : paralysez la ville et les boss vont plier !

